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L’atelier Fahrenheit 451 – Épopées et Grands Récits

Qu’est-ce que l’atelier Fahrenheit 451?

Raconter une histoire est l’un des arts les plus anciens de l’humanité. Il est à l’origine de ce que l’on appelle les littératures de quelques sortes qu’elles soient. Celui qui le pratique, c’est à dire le conteur, à besoin d’un apprentissage. Il a aussi besoin de comprendre à quoi et à qui il sert et comment il va le faire. Il a enfin besoin de choisir et puis d’acquérir et de démontrer les qualités et les compétences dont il dispose pour y prétendre. C’est dans cette aventure difficile que se lancent les conteurs d’aujourd’hui.

L’Atelier Fahrenheit a été créé dans cet objectif au CLiO en 1991. Il s’inscrit dans cet acte de résistance héroïque formulé initialement par l’écrivain américain Ray Bradbury dans son roman éponyme : Lutter pacifiquement et collectivement  pour maintenir la circulation, l’essor et le partage de la pensée  de l’humanité par le moyen de la parole. Et pour cela devenir soi-même une mémoire, un livre vivant, un sourcier de paroles, une bibliothèque vivante, ainsi que Amadou Hampâté-Bâ, représentant du Mali à l’UNESCO, décrivait les vieillards traditionnels africains.

Comme tous les combats, c’est une entreprise collective. Le conteur a besoin d’être accompagné, besoin d’être aidé, sous la forme d’un compagnonnage avec ceux qui l’ont précédé dans cette discipline et avec ceux aussi qui  partagent cette expérience. Il s’agit, pour un membre de cet atelier, de réaliser un « exploit », « un chef  d’oeuvre » qui consiste à témoigner et à transmettre  l’une de ces grandes paroles mémorables de l’humanité . A travers son travail il fait la preuve de son art. Ce faisant, il a acquis – Qui peut le plus peut le moins- au fur et à mesure de son apprentissage la connaissance de ce que peut être une narration orale tout autant dans son for intérieur que dans le quotidien et dans des formes spectaculaires.

Pour qui?

Cet atelier s’adresse en priorité aux conteurs chevronnés, justifiant d’une expérience significative et souhaitant se consacrer à une épopée ou un grand récit. Pendant plusieurs années, ils apprivoisent les textes qu’ils ont choisis jusqu’à en faire leurs propres histoires, qui, comme des chefs-d’œuvre de compagnonnage, les situent dans la longue lignée de ceux qui les ont précédés.

Nature de l’enseignement

Le participant à l’atelier dispose lors de chacune des rencontres mensuelles d’exercices portant sur la connaissance et l’apprentissage des techniques propres à l’oralité narrative. Il travaillera  sur la voix, l’écriture, les musiques de la parole, la mémoire, l’imagination, la composition, la mise en espace, en geste, en performance.

Il disposera  chaque fois d’un entretien personnel d’une heure environ  sur l’avance de ses travaux et des difficultés qu’il rencontre.

L’étude de l’oeuvre, l’écriture et l’élocution sont les principales  disciplines qui lui seront proposées.

Elles resteront primordiales au cours de l’atelier. Elles conduiront à l’élaboration d’une partition à la fois littéraire et orale, quelques fois gestuelle et spectaculaire puis à son interprétation.

Durée de l’enseignement
2 à 3 ans (à déterminer en début de projet, au cas par cas).

1ere année : Choix  de l’oeuvre, étude de l’oeuvre choisie,  plan de travail.

2ème et 3ème année : Ecriture du texte, mise en oeuvre orale.
Les membres de l’atelier seront invités à s’exprimer publiquement chacun à leur tour dans le studio propre à l’association ainsi qu’à des interventions dans les écoles de Vendôme.

Dates
21 jours d’atelier par an, au rythme de 2 à 3 jours par mois de septembre à juin

Maître d’atelier
Bruno de La Salle

Assistants :
Isabelle Genlis
Louis Marie Zaccaron Barthe

Tarif et Prise en charge :

Le CLiO est un centre de formation agréé et reconnu, vous pourrez notamment bénéficier si vous êtes éligible au financement Afdas, Pole emploi et autre OPCA. N’hésitez pas à vous renseigner.

Le Chant de l’Odyssée

Une création de Bruno de La Salle

Texte : Homère, dans la traduction de Victor Bérard
Adaptation : Bruno de La Salle
Interprétation : Bruno de La Salle, récit et musique (accompagnement d’un cristal Baschet)
Genre : incontournable !
Durée : version intégrale de 6 heures (entractes inclus) ou extrait choisi, version de 1h30

Cette récitation est l’œuvre de toute une vie. Un chef d’œuvre de la littérature orale. Après en avoir donné au festival d’Avignon une première lecture de 8h en 1981, proposant ainsi la première
« nuit blanche » du festival, et une version aboutie en 1991, Bruno de La Salle continue la récitation de cette épopée fondatrice de la culture européenne. Car la figure d’Ulysse et la poésie d’Homère sont d’une richesse infinie…

 

Le mot de Bruno de La Salle

« Depuis son écriture, vers le VIIe siècle avant J.C, l’Odyssée connaît un destin extraordinaire et exemplaire, fait d’abandons et de retrouvailles, qui en fait le témoin de la pensée occidentale. Dès l’instant où j’ai pénétré dans cet extraordinaire chemin de mots, j’étais encore enfant, j’ai su que je devrais le traverser.
Depuis, s’est affirmé en moi, le besoin de l’entendre et de le faire entendre, dans la mesure de mes moyens, aussi simplement qu’il l’avait été à sa naissance. J’ai voulu, pour cela, me rapprocher, autant que possible, des techniques utilisées encore aujourd’hui par les griots africains ou les bardes turcs ou indiens, comme le faisaient, d’une façon comparable sans doute, les aèdes et les rhapsodes grecs. L’adaptation a été réalisée dans l’intention de restituer en français, et pour un public contemporain, les qualités orales, narratives, poétiques et musicales du texte d’Homère. »
Bruno de La Salle

 

Le mot de la presse

« La chose est incroyable, surnaturelle et merveilleuse. L’évènement est fascinant. Figurez-vous que pendant trois heures, ici, à Toronto, le vieil Homère en personne s’est matérialisé et a envoûté un auditoire des meilleurs vers de l’Odyssée. C’est un étrange pouvoir que celui de faire voyager une salle, presque concrètement, de repousser ses murs, de les effacer petit à petit, de les changer en une mer rendue furieuse par le rancunier Poseidon, ou en une caverne puante, celle du cyclope Polyphème et de son troupeau immense. Ce pouvoir, c’est celui des conteurs. Celui d’Homère, mais aussi celui de Bruno de La Salle. Un pouvoir que l’on acquiert au prix d’un immense travail. Artistique, mais aussi de mémoire. UN SPECTACLE EXCEPTIONNEL. »
Raphaël Lopoukhine, Le Metropolitan de Toronto, 15 décembre 2010

 

 

Bibliographie sur les Mille et une nuits

Quelques repères bibliographiques sur les textes des Mille et une nuits

 

Traductions françaises :

– BENCHEIKH, Jamel Eddine et MIQUEL, André (trad.). Les Mille et une nuits (4 vol.). Paris : Gallimard, 1991-1996. (Folio. Classique).
– MARDRUS, Joseph-Charles (trad.). Les Mille et une nuits (2 vol.). Paris : Robert Laffont, 1980. (Bouquins).
– GALLAND, Antoine (trad.). Les Mille et une nuits (3vol.). Paris : Flammarion, 1965. (GF).
– KHAWAM, René R. Les Mille et une nuits (4vol.). Paris : Phébus, 1986.

Etudes :

– BENCHEIKH, Jamel Eddine. « Mille et une nuits (les) ». In Encyclopédia Universalis, 1985, t. XII, p. 269 et suiv.
– BENCHEIKH, Jamel Eddine. Les Mille et une nuits ou la parole prisonnière. Paris : Gallimard, 1988. (Bibliothèque des idées).
– MAY, Georges. Les Mille et une nuits d’Antoine Galland ou le chef d’œuvre invisible. Paris : Presses Universaitaires de France, 1986.
– QUERE, Pascal. Guide et répertoire : Les Mille et une nuits, traduction d’Antoine Galland. Chartres : CLiO, 1990.
– LARZUL, Sylvette. Les Traductions des Mille et une nuits. Paris, L’Harmattant, 1996.
– MIQUEL, André. Sept contes des Mille et une nuits. Paris : Sindbad, 1981. (Bibliothèque arabe).
– LAVEILLE, Jean-Louis. Le Thème du voyage dans les Mille et une nuits. Paris : L’Harmattan, 1998. (Littératures).

Le Moyen Orient à l’époque médiévale – autres textes :

– FATTAHI et NOURY-ORTEGA, Manijeh. Cœur et Beauté ou le livre des amoureux. Dervy, 1998. (Mystique et religion).
– FERDOWSI et LAZARD, Gilbert (trad.). Le Livre des rois. Paris : Sindbad-Actes Sud, 2002.
– ATTAR, NOURY-ORTEGA, Manijeh (trad.) et GOUGAUD, Henry (adapt.). La Conférence des oiseaux. Paris : Seuil, 2002.
– Anonyme. Le Roman de Baïbars (10 vol.). Paris : Sindbad-Actes Sud, 1985-1996. (Bibliothèque arabe).
– IBN AL-MUQAFFA et MIQUEL, André (trad.). Le Livre de Kalila et Dimna. Paris : Klincksieck, 1980.

L’Amour interdit

Une création de Bruno de La Salle

 

Texte : Bruno de La Salle, d’après Les Milles et une Nuits
Interprétation : Bruno de La Salle (récit, chant et cristal Baschet) et Aimée de La Salle (chant et tampura)
Musique : Jean-Paul Auboux
Genre : récit des Milles et une Nuits
Durée : 1h30
Public : tout public à partir de 12 ans

 

Parmi l’océan de ces contes, l’un des plus magnifiques, et le plus rarement cité, est l’Amour interdit, aboutissement de la plaidoirie de Shéhérazade en faveur de l’amour.
C’est une histoire intemporelle, au même titre que Roméo et Juliette ou Tristan et Iseult : lors d’une rencontre fortuite, le Prince persan Ali Ben Bekar et la Princesse Shams al Naar, favorite du Calife Haroun al Rachid, s’éprennent l’un de l’autre.
C’est l’histoire d’un amour impossible et presque vertueux, la description de trois rencontres à chaque fois brisées qui conduisent inéluctablement les protagonistes vers leur destin tragique.

 

Le mot de la presse

« Bruno de La Salle rythme le récit au son du cristal de l’orgue Baschet. Parmi les plus grands conteurs de la francophonie, il est aussi à l’origine du renouveau du conte, récite depuis 40 ans et dirige le Conservatoire contemporain de Littérature Orale (France). Le texte, la musique et l’art du conteur vous feront voyager en splendeurs ! »
Nicolas Belzile – «Quoi faire à Québec», déc. 2010

 

 

La Chanson des Pierres

Une création de Bruno de La Salle

Texte : Bruno de La Salle
Interprétation :
Bruno de La Salle (récit), Leonid Karev (piano)
ou version orchestrale
Genre : poème épique contemporain
Durée : 1h30
Public : tout public à partir de 12 ans

Garlannicor, dit le Grand Borgne, personnage impitoyable, nourri de haine, devenu général, a mis le monde sous sa coupe et tari sa beauté. Jean-François Lediot, dit Petit Jean, est soldat. Pour de l’argent, il s’est mis au service de Garlannicor et de ses guerres, jusqu’au jour où c’est un enfant qu’il faut tuer. Là, tout bascule.
Il ouvre les yeux et se rend compte que son véritable ennemi est le général auquel il a obéi jusque-là. Désormais, il va se battre en toute conscience pour délivrer Beauté du Monde du sommeil glacé dans lequel le dictateur la tient…

 

Le mot de la presse

« On rencontre des SDF, des étudiants qui font la manche, on traverse des banlieues, des parkings, des autoroutes saturées, des quartiers déracinés; on se heurte à des foules indifférentes, des chiens de garde et des commerçants grincheux; pas de doute on est bien dans le monde d’aujourd’hui.
Et avec cette matière contemporaine, Bruno de La Salle fait une épopée. En utilisant les procédés du genre, les répétitions, les amplifications, les images symboliques. Il réactive les thèmes des contes comme le Phoenix qui renaît de ses cendres, la Belle endormie, le Canard blanc, le labyrinthe des chambres, la vieille fée traînant son cabas…
Ce mélange de réalité et de féerie suffirait à poétiser le récit. Mais ce qui lui confère ses lettres de noblesse épique, c’est une double voix : celle du conteur qui psalmodie la narration entièrement écrite en vers assonancés et celle de la musique et du piano qui l’accompagnent, le précèdent, soulignent les effets, se déploient dans les intermèdes. Un duo magistral. Ce n’est pas de la copie d’ancien car on ne sait comment les aèdes utilisaient la musique mais c’est une audacieuse tentative de renouveler le genre épique et l’art de conter. »
La Marseillaise, 2005

« Poème, récit, épopée, Bruno de La Salle raconte l’histoire de petit Jean, soldat. Il chante. Il nous emporte, passé, présent, futur. C’est toujours le Moyen Age et l’éternelle lutte du bien contre le mal, du puissant contre le faible.
Il nous emporte avec la musique. Il crie. Il gémit. Il pleure. Il rit aussi de l’aventure. Ses paroles scandées frappent, caressent, évoquent. L’épopée se déroule, sans relâche, dans l’attention soutenue du désir de savoir. Non, ce n’est pas possible ! Comment ça va finir ? La cavalcade est continue. Les strophes comme autant de marches s’appuient l’une sur l’autre pour nous faire monter. La musique nous entraîne comme une sarabande, un sabbat singulier, frénétique, absolu… bon je m’essouffle…
Il a suffit pourtant d’un piano et d’une voix… Quand au décor, c’est simple. C’est l’univers entier. »
La Revue du Spectacle, 2005

 


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