Le festival Amies Voix

Le festival des bibliothèques du Loir-et-Cher, où renaissent les liens entre oralité et lecture


Le festival Amies-Voix est organisé par le CLiO à la demande de la Direction de la Lecture Publique du Conseil général de Loir-et-Cher. Il s’agit d’un festival de contes et d’histoires pour l’enfance et la jeunesse.

« Les contes nous aident à comprendre la vie. Les grands récits d’enfance font partie de cet héritage, les histoires d’animaux aussi. Comme les grands fabulistes, toutes les sociétés, tous les conteurs ont donné la parole aux animaux pour qu’ils nous disent qui nous sommes. »
Bruno de La Salle

 

ÉDITION 2013 : « L’Afrique  »

Du 27 septembre au 26 octobre 2013 dans les bibliothèques et médiathèques du Loir-et-Cher

 

Édito

« Le Conseil général souhaite offrir aux jeunes lecteurs des bibliothèques du département une approche de la lecture par le
moyen des contes. C’est la raison d’être du Festival Amies Voix. Initier son enfant à l’écoute, à la découverte du patrimoine oral est complémentaire à celle de la lecture et de l’écriture. C’est aussi un moyen de rapprocher adultes et enfants. C’est même l’occasion d’apprendre de ses enfants qu’il y a dans leur énergie, leur désir de savoir et leur curiosité, un apprentissage à partager.
C’est à partir des contes venus d’Afrique que nous entreprenons cette année notre exploration des contes du monde entier. Un de ces contes parle de la nécessité d’être quelquefois instruit par la sagesse de ses enfants, le voilà :
Il était une fois un roi qui voulait être certain que ses sujets lui obéissent. Et pour en être vraiment sûr, il les rassemblait sur la place et les obligeait à s’incliner devant lui. Et quand il les voyait courber leur dos sous la menace des soldats, il était vraiment très content. Or un jour, alors que les choses se passaient comme d’habitude et que tout le monde était courbé, un enfant ne s’inclina pas, il resta debout dans la foule. Aussitôt il fut saisi et emporté devant le roi et celui-ci l’interrogea : Pourquoi ne s’était il pas incliné ? L’enfant lui répondit sans peur : C’est parce que je suis un conteur. Le roi s’exclama : Très bien ! Très bien ! Alors raconte-moi un conte ! L’enfant demanda : Un conte triste ou bien joyeux ? Les tristes sont à deux euros et les joyeux à trois euros. Le roi était près de ses sous, il demanda un conte triste. L’enfant lui dit : Payez d’abord ! Le roi lui donna son argent et l’enfant commença son conte : Il était une fois un roi qui voulait être certain que ses sujets lui obéissent. Et pour être en être vraiment sûr, il les rassemblait sur la place et les obligeait à s’incliner devant lui. Et quand il les voyait courber leur dos sous la menace des soldats, il était vraiment très content.
Le roi sourit devant l’audace de l’enfant. L’enfant lui dit : Vous avez ri, vous me devez trois euros de plus. Le roi lui donna son argent et puis lui dit : Viens avec moi, tu vas m’aider. J’avais oublié que raconter et aussi entendre des contes peut nous aider à vivre ensemble. »

Bruno de La Salle

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