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Pancatantra : Recueil de fables indiennes d’époques diverses (certaines remontent à une très haute Antiquité) dont la composition globale date probablement VIe siècle de notre ère, et est attribuée au brahmane Vishnousarman. Il relève du genre désigné en Inde comme les « Traités de politique » (ou « Nitisastras »), et fut rédigé pour servir à l’éducation des princes et de tous ceux amenés jouer un rôle dans la direction des affaires. Le contenu se compose de cinq livres, rattachés entre eux, selon le principe du récit encadré, par une introduction générale qui voit un roi confier l’éducation de ses trois fils à un brahmane ; celui-ci écrit alors le Pancatantra pour appuyer sa tâche. A l’intérieur de chaque livre, un apologue principal constitue à la fois le sujet et le cadre propres à la partie en question. Puis viennent les fables, souvent enchevêtrées les unes dans les autres, et racontées par les personnages mis en action (on retrouve ici le même principe de construction que dans Les Mille et une nuits). Au récit se trouve enfin entremêlé un grand nombre de citations, maximes, sentences, ou poèmes. Diffusé en Europe très tôt après sa rédaction, il a donné lieu à de nombreuses traductions ; la plus célèbre est la traduction arabe fortement remaniée qui est à l’origine du Livre de Kalila et Dimna. En Inde même fleurirent des adaptations et abrégés, comme l’Océan des rivières de conte de Somadéva (XIIe siècle).


Pantchatantra : Voir « Pancatantra »

Pastorale : Oeuvre littéraire, musicale ou théâtrale qui relate la vie, les amours des bergers et des bergères dans le cadre conventionnel de la douceur champêtre.

Perrault, Charles : Né en 1628 et mort en 1703 à Paris. Il fut l’un des défenseurs de la modernité au cours de la querelle des Anciens et des Modernes, qui l’opposa notamment à Boileau, chantre de la supériorité Antique. Mais la postérité a surtout retenu de sa production littéraire une œuvre de dimensions extrêmement réduites : les Histoires et contes du temps passé (1697), recueil de huit contes merveilleux issus de la littérature orale nationale comme l’indique le frontispice Contes de ma mère l’Oye, qui signifie « contes de bonnes femmes ». La publication de ces textes en prose dotés d’une morale en vers soigneusement explicitée, totalement étrangers à la tradition littéraire de l’Antiquité, constitue une pièce essentielle dans le combat que mène Perrault en faveur des Modernes. Ce recueil, publié anonymement avec une préface du fils de Charles, Pierre Perrault d’Armancour, comprend : la Belle au Bois dormant, le Petit Chaperon rouge, la Barbe-Bleue, le Maître Chat ou le Chat botté, les Fées, Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre, Riquet à la houppe et le Petit Poucet. En 1694, Perrault avait déjà publié trois contes, en vers ceux-là : la Patience de Grisélidis, Peau d’âne, et les Souhaits ridicules.

Psalmodie : Utilisé pour décrire la manière, dans les églises juives et catholiques, de chanter ou réciter (notamment les psaumes) sans inflexion de voix et toujours sur la même note, ce terme désigne également une manière de parler ou réciter sur un rythme monotone, égal et lent.

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