Bruno de La Salle

Spectacles

Grand-mère mensonge

Les extraits sonores

Résumé | Le texte | Les photos | Les extraits sonores | La presse

Les extraits sonores


MP3 - 1.7 Mo
Introduction

Le pays de Nulle Part

(…) C’était un pays qui n’était pas encore ce qu’il deviendrait. Les chemins qui y pénétraient ne permettaient pas d’en sortir et les chemins qui en sortaient n’y avaient jamais pénétré. Il y avait des collines plates, des vallées pointues, des plaines sombres et rocheuses couvertes de forêts de souvenirs, traversées par des cascades de cauchemars. Au loin, au milieu d’un jardin qui n’était fait que d’intentions, au bout d’une allée pas encore tracée et bordée de vieux arbres pas encore poussés, se trouvait une maison que l’on ne pouvait pas distinguer tant la végétation à venir la protégeait des regards indiscrets (…).

Le monstre du quaternaire

(…) On essaie de nous faire croire que le Titanic était un navire transatlantique. La vérité, c’est que c’était en réalité un monstre marin du quaternaire qui voulait m’empêcher de naître. Il avait fait le projet d’empêcher mon père et ma mère de se retrouver. Il avait déjà avalé mon père qui gisait au fond de son estomac et il avait enfermé ma mère dans une cabine. Mon père se mit à secouer les barreaux de l’estomac du monstre ce qui faisait cliqueter les verres de cristal dans les premières classes et les verres à dent dans les troisièmes. Quand l’équipage réussit finalement à circonscrire l’origine de ce tremblement, le commandant se gratta la tête, ce qui le rendit complètement idiot. Le second mit sa main devant sa bouche, ce qui le rendit muet. La vigie se frotta les yeux, ce qui la rendit aveugle. Le chef machiniste se frotta les oreilles, ce qui le rendit sourd. Le pilote leva les bras au ciel et ne put les rabaisser. Et les matelots en eurent les jambes coupées. C’est ainsi que l’équipage de ce que tout le monde pensait être le plus grand navire du monde alors que c’était un monstre, fut complètement neutralisé (…).

Monsieur et madame Moi-même

(…) Et voilà que je comprends en le regardant et en me regardant moi-même.

« Oui, il y a deux villes qui s’appellent Ici. C’est tout à fait ça ! Ici 1 d’où je viens et Ici 2 où je viens d’arriver. Bon ! Ces deux villes sont exactement semblables ! Les mêmes rues, les mêmes maisons, les mêmes gens, d’accord ? Les mêmes gens ! Mais ces gens, évidemment, ils font les mêmes choses aux mêmes instants ! Et tandis que je chaussais mes chaussures de mariage que je n’avais jamais mises puisqu’il avait plu, votre femme faisait de même puisqu’elle non plus ne les avait jamais mises puisqu’il avait plu aussi ! N’est-ce pas ? Et tandis que je partais à 14h17 de notre appartement du quatrième du n° 11 de l’avenue du Général Eclair de la ville d’Ici 1, votre femme partait elle aussi à 14h17 de l’appartement du quatrième du n° 11 de l’avenue du Général Eclair de la ville d’Ici 2. Et tandis que je me dirigeais vers la ville qu’elle abandonnait, elle se dirigeait vers celle que je quittais moi aussi. Et tandis que je suis en train de parler à son mari, c’est à dire, vous, pour lui expliquer tout ce qui se passe, elle dont être en train de faire la même chose avec le mien, et je préfère être à ma place qu’à la sienne, parce que le mien, il va être obligé de prendre un dictionnaire pour comprendre quelque chose à ce que votre femme va lui expliquer ! »

J’ai un afflux de pensées fraternelles pour mon double que j’imagine devant mon mari (…).

MP3 - 11.2 Mo
Ici ici
MP3 - 308.1 ko
Il était une fois
MP3 - 4.2 Mo
La petite fille


Lettre d'infos | Rechercher | Imprimer | Contact | Plan du site
Ce site est optimisé pour une résolution 1024x768