A travers sa relecture passionnée de l’Odyssée, Bruno de La Salle s’impose comme le chantre du récit oral. Une tradition antique dont le conteur perçoit la renaissance dans les rythmes vocaux du rap.
Emmanuelle Bouchez, Télérama août 91
Retour aux sources du récit épique, à la Manufacture
Présentée à Avignon dans son intégralité, l’épopée homérique réussit le tour de force de maintenir l’attention du spectateur d’un bout à l’autre. A l’instar de Philippe Caubère (un autre amoureux du marathon théâtral en solitaire), Bruno de La Salle a le don d’ubiquité, se métamorphose des milliers de fois, caresse, éructe et rythme les alexandrins au gré des péripéties du divin Ulysse.
D. Feig, l’Alsace, 6/4/93
Homère applaudi au TJP
Tour à tour conquérant, pitoyable, cocasse, vengeur, le toujours rusé Ulysse. " L’homme aux mille tours " prend la carrure et la voix de Bruno de La Salle, et des personnages de l’épopée, dont les noms font toujours vibrer, se mettent alors eux aussi à exister : la nymphe Calypso, le Cyclope Polyphème, la magicienne Circé, la sage Pénélope, le fils vertueux Télémaque. (...) Le public a applaudi à tout rompre Bruno de La Salle, ce curieux barde du XX ème siècle qui exhume, de façon si respectueuse et si percutante à la fois, cette épopée à nulle autre pareille.