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Festival EPOS 2010> Le bilan |
Pour sa cinquième édition, le festival EPOS a réuni 5223 spectateurs
(2500 en 2006, 3564 en 2007, 4249 en 2008, 4864 en 2009)
En 2010, les spectacles en semaine ont attiré 3312 spectateurs dont 1250 pour les grands spectacles en soirée. Le Salon du Livre de conte a accueilli 707 personnes venues découvrir les 2000 titres sélectionnés par le CLiO et ses collaborateurs. Pour sa troisième édition, la nuit « Tout le monde raconte ! » a attiré 1015 spectateurs venus écouter 70 conteurs d’un soir. Ces derniers étaient 74% à venir de la Région Centre, 24% du reste de la France et 2% de l’étranger. Parmi les habitants de la région, plus de la moitié étaient des Vendômois, qui s’approprient de plus en plus cette tribune offerte dans leur ville.
EPOS 2010 a accueilli...
34 artistes
16 stagiaires
64 auditeurs pour le colloque « La poésie du conte »
55 auditeurs pour la rencontre autour de « L’édition des contes en ligne »
35 participants à la visite commentée du Salon du Livre de conte
70 participants à la nuit « Tout le monde raconte ! » et 1015 spectateurs
et surtout 42 spectacles gratuits programmés dans une quinzaine de lieux du département !
... avec une équipe organisatrice de 20 permanents, techniciens et bénévoles.
Nous tenons à remercier tout particulièrement
La Ville de Vendôme et l’Office de Tourisme de Vendôme, la Communauté de Communes du Pays de Vendôme, le Conseil Général du Loir-et-Cher, le Conseil Régional de la Région Centre, la Direction des Affaires Culturelles du Centre, le Centre National du Livre, le Ministère de la Culture et de la Communication, Mondoral, l’Hectare - Scène Conventionné de Vendôme, la Bibliothèque de Vendôme, le Foyer des jeunes - Résidence Clemenceau, La Cave Coopérative du Vendômois, Wish Association, La Ville de Blois, La Mission de Cohésion Sociale, la Communauté de Communes de Beauce et Gâtine, la Communauté de Communes du Vendômois Rural, La Nouvelle République, Télérama, Plus FM et bien sûr les artistes, festivaliers et bénévoles toujours plus nombreux à nous suivre.
Le parti pris de l’excellence
Fidèle à son ambition, l’édition 2010 d’EPOS a été l’occasion d’entendre plusieurs chefs-d’œuvre du patrimoine oral de l’Humanité : un récit mythologique sumérien, une épopée kurde, arménienne, une légende peul… Ces grands récits fondamentaux, qui témoignent de civilisations millénaires et ont structuré de nombreux imaginaires, ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes. C’est pourquoi EPOS continue de leur offrir une tribune importante.
EPOS est aussi l’occasion de porter un regard réflexif sur les arts de l’oralité. En 2010, c’est leur rapport à la poésie qui a été interrogé. Universitaires (Nicole Belmont, directrice de recherche à l’EHESS ; Daniel Madélénat, professeur émérite à l’université de Clermont-Ferrand II ; Jean-Louis Backès, professeur émérite à l’université Paris-Sorbonne) et grands témoins (Henri Gougaud et Bruno de La Salle, figures principales du renouveau du conte en France) ont échangé sur la question une journée durant. Des contributions originales ont été demandées à chacun. Participant au progrès de la réflexion, les différentes interventions feront l’objet d’une publication (sur Internet, à minima).
EPOS se singularise d’un festival classique par le prolongement de sa programmation dans un salon du livre de conte, premier du genre en France et rendez-vous majeur de la littérature orale aujourd’hui. Avec une bibliographie de plus de 2 000 références, élaborée avec le concours d’Evelyne Cévin (responsable du fonds de littérature orale du Centre National du Livre pour Enfant, rattaché à la BNF) et Lise Durousseau (responsable du département jeunesse à la bibliothèque municipale de Bagnolet), des éditeurs spécialisés venus de toute la France (et même cette année, pour l’un d’entre eux, du Canada), ce salon du livre est l’un des plus pointus de France dans son domaine.
Le souci de la pluralité et du dialogue
Tous les genres d’oralité narrative sont représentés pendant EPOS : les épopées, les grands récits, les contes merveilleux… Tous les âges sont concernés, des plus petits (dès 4 ans avec les comptines et jeux de doigts) aux adultes (avec les grands textes et les épopées). EPOS rappelle que l’oralité nous concerne tous et peut tous nous rassembler, que la parole est au fondement de l’humanité, quel que soit sa forme ou son niveau d’élaboration.
Une originalité de l’édition 2010 d’EPOS est d’avoir proposé, durant les après-midi, différentes versions d’un même conte. Ainsi de « Blanche-Neige et Noir-Ebène », « La Belle et la Bête », « Le Chat botté », « La Belle au Bois dormant ». Durant une heure, un conte était donné à entendre dans les formes que chaque culture lui donnait. Le public était invité à déceler les permanences et les variations dans chaque version et à faire ainsi dialoguer les cultures et vérifier l’adage selon lequel il existe « une certaine unité dans la diversité ».
Les histoires entendues pendant EPOS viennent de tous les pays d’Europe et plus largement de tous continents du monde. C’est la polyphonie de l’humanité entière qui est offerte à l’écoute. Une façon d’entrer en contact avec d’autres cultures, d’autres civilisations, d’autres pensées. Une façon de s’ouvrir à la diversité du monde.
L’acharnement à rencontrer et faire participer le public
Bien que manifestation d’envergure nationale (festival de référence en matière d’arts de l’oralité narrative, label « événement Télérama »), EPOS soigne avec beaucoup d’attention son ancrage territorial. Les rapports avec les structures locales sont très étroits. En 2010, les partenariats avec la Cave Coopérative du Vendômois (échange commercial), l’Office de Tourisme de Vendôme (contes en barques) et L’Hectare ont été reconduits. De nouveaux partenariats ont été inaugurés : avec le festival Des Lyres d’été de Blois et le Centre Hospitalier de Vendôme (racontée offerte aux résidents). Le maillage du territoire s’est densifié. Au total ce sont 10 racontées qui ont été proposées autour de Vendôme, dans des lieux insolites. L’objectif de ces partenariats et de ces spectacles proposés « hors les murs » est d’aller à la rencontre du public, d’aller vers ceux qui ne viennent pas spontanément au spectacle en utilisant les relais que sont les structures et lieux partenaires.
EPOS n’invite pas qu’à entendre des histoires. EPOS invite aussi à oser raconter. Car la parole est universelle, elle appartient à chacun et il est important que chacun en fasse usage pour faire entendre sa rime. Deux formations ont donc été proposées en 2010, ouvertes à tous : « Ecrire pour dire » et « Commencer à raconter ».
Et surtout, en guise d’« envoi », EPOS s’est achevé, pour la 3e année consécutive, par la grande nuit du Tout le Monde Raconte, un fil continu d’histoires de 14h (de 21h à midi le lendemain), tissé par des gens ordinaires, désireux de partager avec un public une histoire chère. Cette Nuit était comme toujours ouverte à tous et gratuite. Car la parole est à nous tous, elle ne doit pas qu’être l’apanage de professionnels. Elle sert à nous raconter, à nous rencontrer, à partager, à donner de l’étoffe au tissu de la société. Avec 70 participants, cette nuit est devenue un événement incontournable que la population s’est merveilleusement bien approprié.
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